| Extrait du Compte-rendu intégral du Parlement de la Communauté française Session 2009-2010 – 7 juillet 2010
Question de M. Hugues Bayet à Mme Évelyne Huytebroeck, ministre de la Jeunesse, intitulée « Fonds « old timer » dans le secteur de l’Aide à la jeunesse et de la jeunesse »
M. Hugues BAYET (PS). - Le fonds Old Timer gère les fins de carrière pour le personnel du secteur de l'aide aux personnes, soit pour les travailleurs de l'aide à la jeunesse, de l'ONE, etc. En Communauté française, disposez-vous d'une évaluation de ce fonds ? Envisage-t-on son extension ? Combien de personnes bénéficient-elles du plan Tandem ? J’aimerais étendre la réflexion au secteur de la Jeunesse puisque vous avez toujours plaidé pour un rapprochement des deux secteurs. Avez-vous eu des demandes de la part du secteur de la Jeunesse, tant du côté des travailleurs que des employeurs ? Avez-vous envisagé des mesures d’aménagement de la fin de carrière des travailleurs du secteur de la Jeunesse ? Il est inutile de vous rappeler que lorsqu’on a 59 ans, les problèmes sont identiques, que l’on travaille en maison de jeunes ou dans le secteur de l’Aide à la jeunesse.
Mme Évelyne Huytebroeck, ministre de la Jeunesse. Je ne m’étendrai pas sur le plan Tandem car tout le monde le connaît, de même que le fonds social de sécurité d’existence Old Timer. Pour répondre à votre première question, je vous livre les chiffres suivants valables pour le secteur de l’Aide à la Jeunesse. En 2005, le nombre de personnes bénéficiaires du plan Tandem était de 46 ; en 2006, on en comptait 70 ; en 2008, 126 ; en 2009, 33 nouveaux bénéficiaires pour un total de 159 dossiers ; en 2009, 144 personnes ont perçu l’allocation du plan Tandem. Depuis 2004, 15 personnes seulement en sont sorties. Comme vous le voyez, ce plan fonctionne bien. L’évaluation est donc plutôt positive. C’est la raison pour laquelle, en tant que ministre à la Commission communautaire française, j’ai pris l’initiative de l’appliquer au secteur de l’Aide aux personnes handicapées. Il serait pertinent en effet d’étudier l’application de cette mesure dans le secteur de la Jeunesse en dépit de ses particularités. On observe toutefois que les associations de jeunesse sont certainement des structures dans lesquelles les travailleurs restent moins longtemps en fonction qu’ailleurs. Je rappelle aussi qu’une des conditions pour qu’un travailleur bénéficie de ce plan est qu’il soit au maximum de son ancienneté barémique. En outre, à l’échelle du secteur socioculturel, l’activation du plan Tandem occasionnerait des difficultés pour les travailleurs et pour les employeurs, du fait de la petite taille des équipes et de la complexification du travail causée par l’effet de fractionnement des postes qui en résulterait. Se posent donc quelques difficultés techniques pour transposer ce plan au secteur de la Jeunesse. Aujourd’hui, je n’ai pas de demande d’extension du plan Tandem aux travailleurs des organisations de jeunesse ou de centres de jeunes mais je reste tout à fait favorable à cette extension et disposée à étudier toute mesure susceptible de la favoriser. Vous l’aurez compris, il est tout aussi important de s’assurer que le mécanisme du plan Tandem s’applique avec autant d’efficacité dans le secteur de la Jeunesse que dans les secteurs où il est actuellement mis en pratique.
M. Hugues Bayet (PS). – Je me réjouis du bon fonctionnement du plan Old Timer pour toutes les personnes concernées. Je remercie la ministre et je suis heureux d’apprendre qu’elle n’est pas opposée à envisager des solutions pour le secteur de l’Aide à la jeunesse qui, même s’il est plus mouvant, commence à garder son personnel et pourrait donc être confronté au même type de problème. |
| Mise à jour le Mercredi, 14 Juillet 2010 09:07 |












